dimanche 9 avril 2017

Présidentielles 2017

http://www.psychologies.com/Planete/Societe/Articles-et-Dossiers/Presidentielle-2017-le-programme-des-psys/Presidentielle-2017-les-propositions-des-psys-pour-les-jeunes

La confiance en soi, c'est l'avenir !
Pour la préserver, les candidats peuvent lire quelques unes de nos propositions !

Des millions de gens trop gros ?

 
 
Vous en avez marre de la manipulation "anti-régimes" ? Seules les extrêmes sont dangereuses. Seules, la maigreur et l'obésité entraînent plus de problèmes de santé. Une fois encore, pour être bien pour aller à la plage, ne suffit-il pas d'avoir la plage et un corps ?
 
Quand tout le monde est fier de se présenter "anti-régime" et te regarde de haut si tu oses d'insurger. Encore !
Quand au printemps, de nouveau, fleurit la meilleure méthode, très light, très facile, pour se préparer pour aller à la plage, en ayant perdu quelques kilos. Encore !
Une fois encore, pour être bien pour aller à la plage, ne suffit-il  pas d'avoir la plage et un corps ?
 

Etre bien dans sa peau

Dans ces conditions, c'est compliqué de se dire qu'avoir un petit bidon trop rond et de la cellulite sur les cuisses, ça n'empêchera pas de bronzer et nager avec bonheur.
Pourtant, vous avez suivi ici même les résultats des études de K Flegal qui prouvent que seules les extrêmes sont dangereuses. Seules, la maigreur et l'obésité entraînent (et encore statistiquement) plus de problèmes de santé.
Vous savez que tous les régimes sont les entrées dans la spirale de prise de poids. Pour vous rafraîchir la mémoire, vous pouvez retrouver ici même (encore) le rapport ANSES de novembre 2010.
On grossit de régimes en régimes pour perdre des kilos qui n'étaient de trop que par rapport à des normes qui sont basées sur des idées fausses mais rapportant plus de 4 milliards au secteur Minceur (chiffres Xerfi déjà connus). Kilos insupportables dans notre tête...
Cette confusion entre beauté et santé, malheureusement entretenue, y compris par des médecins, est à décrypter pour se libérer de carcans fort dommageables.
Interrogez les "sachants" sur ces questions précises...
 

Le mythe- minceur

L'immunité médiatique n'a rien à envier à l'immunité parlementaire !
Taire, toujours taire. L'orage passera...
Le silence-radio sur la radiation du docteur Jean-Michel Cohen mais la poursuite de ses activités commerciales sur son site-minceur, comme si de rien, complète le silence sur les questions de fond sur cette minceur incontestablement  désirable. On ne sait pas au nom de quoi. Si ce n'est la santé, qu'est-ce alors ? La beauté ? Mais quelle beauté ?
 
La minceur n'est pas un sujet mineur, superficiel. Contrairement à ce qui semble y être associé, des études ont montré que la 1ère discrimination à l'embauche, c'est l'obésité. Pourquoi ?
Associer à l'obésité quelques kilos de trop, toujours par rapport à des normes elles-mêmes variables (vous vous souvenez que le fameux Indice de Masse Corporelle a été revu à la baisse il y a une vingtaine d'années... vous lisez bien ce n'est qu'un indice, un outil statistique et non un pronostic de santé...), c'est une malhonnêteté intellectuelle.
Mais, ça fait peur ! Et cette peur est le ferment de tous les régimes !
 

Changement de régime

Le mot "régime" n'est plus employé puisque dénoncé comme étant la raison de la prise de poids, d'années en années.
Ce n'est pas que le concept soir passé de mode pour autant. Les "formules", "méthodes", "programmes", tous ces "anti-régimes" n'interrogent en rien la nécessité de perdre des "kilos- qui- ne- sont- pas- de- trop" mais vendent une nouvelle façon de le faire... Se restreindre dans la joie et la bonne humeur et plus d'activités physiques sont les recettes. Si vous savez décrypter...
Alors, pour conclure ce billet, une fois de plus, demandons-nous ce qu'il nous faut pour aller à la plage et bien nous porter !
Pour beaucoup, ce sera une libération inconditionnelle.
 
Catherine Grangeard
le 9 avril 2017
 
 
 

mercredi 22 mars 2017

Jean-Michel Cohen condamné...

Dukan épisode 1
Cohen épisode 2
Série des médecins condamnés pour leur commerce / Minceur.

https://blogs.mediapart.fr/catherine-grangeard/blog/180317/la-medecine-nest-pas-pratiquer-comme-nimporte-quel-commerce


Bien sûr, la série n'est pas terminée !

Ici même, vous pouvez remonter le temps et découvrir nommément de qui on parle.
C'est tout de même cela qui est intéressant alors que la saison va commencer ; le printemps arrive.
Déjà nous avons vu ces "experts en nutrition" chercher le client en faisant témoigner...
Un site m'a bien amusée : Créer ses témoignages
http://attrape-nigauds.charlatans.info/index.shtml
Tous les conseils pour avoir l'air...
Le principe : faire dire ce que l'on a envie de faire croire pour mieux vendre.
Bien sûr, on ne propose pas de régimes, nous.
On vous accompagne.
Tout ce que vous avez envie d'entendre : ce ne sera pas difficile, on sera disponible, vous ne serez pas seul(e)... Autrement dit, tout ce qui vous ferait peur, non ?

A bientôt
Catherine Grangeard,
22 mars 2017

mercredi 8 mars 2017

Empowerment : voir les normes, les dépasser, s'en porter bien mieux !

https://blogs.mediapart.fr/catherine-grangeard/blog/080317/lachez-les-normes

En ce 8 mars, journée internationale des droits des femmes et de leurs luttes, une petite contribution pour décortiquer les carcans dont souffrent certaines, qui les empêchent de bien vivre...
Le corps est plus que ce que l'on croit.
Sa perception dépend de beaucoup de choses, dont celles-ci, bien trop ignorées lors de consultations par ex....

jeudi 2 mars 2017

Sortir l’obésité du symptôme et s’intéresser d’abord au Sujet !


La psychanalyse s’est fondée sur la libération de la parole de « malades ». Cette méthode était à l’époque de Freud en rupture totale avec ce qui se pratiquait. La dimension technique est une dimension éthique quand Freud écoute ce que les patientes hystériques avaient à dire. Ce consentement renverse les positions. Le levier de la technique analytique se met alors en place : le transfert. Le contre-transfert que Lacan a appelé « la somme des préjugés de l’analyste » s’il n’est pas dévoilé rend inaudible ce qui s’exprime, physiquement par le corps ou les mots. Malheureusement, actuellement en France, la prise en charge de millions de personnes en obésité semble un retour à une époque révolue. Comment écoute-t-on vraiment cette parole, cette personne qui se présente en surpoids ?

 

La chirurgie de l’obésité est particulièrement examinée. Qu’en est-il des recommandations HAS ?

Comment sont-elles appliquées sur le terrain ? Quel contre-transfert s’épanouit ?

Pourquoi tant d’échecs et tant de ré-interventions sans vraiment prendre en compte le sujet ?

ETC…

Ce séminaire est ouvert

-          aux psychanalystes expérimentés comme aux plus jeunes, le questionnement n’étant pas proportionnel aux années d’expérience ni réservé aux plus chevronnés,

-          aux psychologues travaillant en services de chirurgie de l’obésité qui sont souvent un peu isolées dans leurs pratiques et que cette chirurgie questionne.

 

En partant des questions que les praticiens se posent, cette année est consacrée à un échange de pratiques.

Sous forme d’atelier, nous nous proposons d’exposer nos expériences, les partager et les interroger.

Catherine Grangeard


115 rue de la République

78650 Beynes

01 34 89 41 01


  

Le séminaire du 4ème mardi, 21h15. Espace Analytique 12 rue de Bourgogne 75007 Paris

 

2 prochains RV : Mardi 28 Mars 2017, Mardi 23 Mai 2017, soit les 4ème mardi du mois (hors vacances scolaires).

 

                                    Ouvert sans inscription préalable, me contacter par mail.

lundi 13 février 2017

Dans l'étau de la culpabilité

La Belle Raymonde règne sur le marché, le samedi matin. Nous parlons poires juteuses, pommes craquantes jusqu'au jour où elle apprend ce que "je fais dans la vie". Là, elle change du tout au tout et LBR me demande de la recevoir au plus vite.

Trahir un secret ?

L'histoire qui la ronge est celle du sentiment d'avoir trahi un secret, ou plus exactement d'avoir trahie celle qui le lui avait confié.
Les rares personnes à qui elle en a parlé ont beau lui dire que ce n'est pas bien grave, que ça ne vaut pas tant d'insomnies, de larmes, qu'il faut tourner la page, que tout le monde fait des erreurs... Rien n'y fait.
Ses pensées tournent obsessionnellement, elle se sent "prise dans l'étau de la culpabilité".
LBR reconnaît que ses réactions sont sans commune mesure avec l'acte commis. Il n'empêche...
Pourquoi ?
Son médecin généraliste lui avoue son impuissance et lui propose des anxiolytiques qu'elle répugne à avaler. Je comprends alors son empressement à me rencontrer en apprenant que je suis psychanalyste.

La culpabilité et l'angoisse

Comment la réconcilier avec elle-même pour qu'elle se dégage de cette obsession où ses pensées tournent en rond et la minent ?
L'étau de la culpabilité dans lequel elle étouffe repose certainement sur d'autres évènements qui font une caisse de résonnance, c'est pour cela que LBR ne réussit pas à avoir de prise sur son ressenti.
Cette femme si joviale, si rigolote, la répartie naturelle et la langue bien pendue cache sans doute une "dark side of the moon"...
Elle n'a aucun mal à accepter l'idée que son inconscient lui joue un sale tour. Concrètement, c'est une autre affaire !
Le refoulement a bien fait son boulot et les mécanismes de défense sont solides.
Le rempart contre l'angoisse étant déjà bien mis à mal, le faire céder un peu plus n'est pas aisé.
D'un côté, LBR veut aller mieux et d'un autre elle panique à l'idée de risquer d'être encore un plus envahie de (mauvaises) pensées incontrôlables.
L'impuissance dans laquelle LBR patauge la pousse à la fois vers une résistance inconsciente maximale et vers un désir tout aussi intense de se libérer de ce qui agit, malgré elle.
Heureusement, LBR a confiance en moi. En langage psychanalytique, elle a un bon transfert.
Le mécanisme de défense contre l'angoisse qu'est la culpabilité peut s'assouplir parce qu'elle m'investit et par conséquent s'investir dans le travail psychothérapique.


Peur de ne pas être aimée

Rapidement, elle retrouve cette peur fondamentale, n'être plus aimée par les personnages essentiels de la vie du bébé, par lesquels sa survie est assurée. La dépendance de tout être humain qui arrive sur terre le met dans cette situation...
LBR peut associer avec ce qui lui arrive actuellement : si la trahison amenait la personne en question à ne plus l'aimer...
Nous dé-serrons l'étau !
Elle respire de nouveau.
LBR réussit à relativiser.
Elle peut dissocier la situation actuelle de celle d'autrefois lorsqu'effectivement, bébé dépend des personnes qui nourrissent, protègent, aiment... Bébé ne peut survivre sans aide, il est dépendant et le nourrisson doit  s'assurer qu'on va s'occuper de lui...
Aujourd'hui LBR reconnaît que la personne à l'égard de qui elle se sent si coupable en révélant imprudemment ses secrets, si elle ne lui pardonnait pas, elle en souffrirait profondément mais sa survie ne serait tout de même pas en jeu.
En se "mettant dans tous ses états" LBR admet que le présent a tendu un miroir au passé.
Et nous allons tranquillement prendre le temps de résoudre ce qui, tapi dans l'ombre, est encore si actif pour que LBR puisse retrouver son sourire...

Cette vignette clinique illustre l'accompagnement psycho-analytique et la chance d'une écoute pour dépasser les méandres de l'inconscient...

mercredi 1 février 2017

En France, plus de chirurgies de l'obésité que de progression de l'obésité


C’est un vrai problème !

« L’augmentation du recours à cette chirurgie a été plus rapide que celle de la prévalence de l’obésité dans l’ensemble de la population. » (4ème paragraphe de l’intro des « indicateurs pour l’amélioration de la qualité et de la sécurité des soins en chirurgie de l’obésité ».)


Pourquoi tant de chirurgies alors que « le traitement chirurgical fait partie des traitements possibles de l’obésité. Il n’est proposé qu’en seconde intention, après échec du traitement médical bien conduit… » (3ème paragraphe de la même intro) ?
En 2014, 54 241 chirurgies bariatriques ont été réalisées en France. En 10 ans, 500.000 personnes obèses été opérées.

 La journaliste Martine Lochouarn a posé d’excellentes questions le 26/01 dernier :
http://sante.lefigaro.fr/article/chirurgie-de-l-obesite-des-interrogations-sur-le-long-terme

Résumons…
Cette année, les chirurgiens enlèvent plus d’anneaux gastriques qu’ils n’en posent…

Avec un recul de18 ans, 42% des anneaux ont été retirés. Mais ce n’est pas qu’une question de technique opératoire… Pour la sleeve, les complications existent aussi. Citons le Pr Jean-Marc Chevallier : « Faute de réflexion au long cours, nous jouons un peu avec le feu

Les patients jouent gros, effectivement.

Pour le Pr Basdevant « La qualité du suivi est un vrai sujet de préoccupation ».

Mais pour le Pr Chevallier, «on a laissé s’installer une confusion entre chirurgie vitale et chirurgie esthétique. Cette chirurgie a été développée pour traiter l’obésité-maladie, ramener l’IMC au-dessous de 35 parce qu’au-dessus, ces personnes sont bien plus exposées que la population générale à des risques graves. Pour une femme de 140 kg, cela signifie descendre à 90 kg, pas à 60 kg. Même avec un peu de poids repris, si l’IMC reste au-dessous de 35 après vingt ans, c’est un succès».

Voilà qui n’est pas entendu de cette oreille par nombre de candidats à la chirurgie qui rêvent d’un corps idéal, celui des magazines, pas le sien !

«Chaque obésité est singulière et s’installe en vingt à trente ans selon une trajectoire individuelle dont tous les paramètres, comportementaux, sociaux, économiques, doivent être analysés, intégrés dans le raisonnement médical avant d’envisager une chirurgie. Cela prend du temps, c’est pourquoi la Haute Autorité de santé recommande une prise en charge médicale de six à douze mois avant toute intervention», rappelle le Pr Arnaud Basdevant.

C’est cette réalité qui est refusée. Le principe de réalité a toujours du mal à s’imposer face au principe de plaisir. Et certains chirurgiens acceptent (ou proposent) un peu facilement une chirurgie censée fonctionner miraculeusement…

Rappelons que le taux d’échec est de plus de 40% !

Alors, pour se donner les chances du succès, rien ne vaut de courir… Rien ne vaut se persuader que tout ira bien…
Pour que ce soit le cas, il faut chercher à comprendre pourquoi un tel excès de poids s’est installé, au point que l’on en passe par une chirurgie pour le résoudre. Comment résoudre définitivement cette problématique exige de saisir pourquoi ça se passe ainsi.
L'accompagnement psychanalytique est tout à fait adapté à ce questionnement nécessaire.

jeudi 26 janvier 2017

Préconisations nutritionnelles : injonctions ou informations ?


Injonctions ou diffusion d’informations scientifiques ?

 

Certains ont reçu les nouvelles préconisations de l’ANSES en ronchonnant « encore des normes qui vont nous empêcher de profiter… » là où d’autres ont apprécié d’être informés. Les commentaires sont éloquents…

 Selon son positionnement psychique, chacun se saisit différemment des communications.




 Ainsi, de mêmes éléments, certains y voient plus de contraintes et d’autres plus de liberté !

C’est un paradoxe. On ne peut ni l’ignorer ni le négliger.

Pourtant ici ce sont des faits, objectifs, incontestables. Alors, qu’en sera-t-il avec d’autres faits plus subjectifs ? Chacun peut imaginer qu’ils seront interprétés selon d’autres facteurs qu’eux-mêmes…

 
Autre commentaire : comment des experts en nutrition ont pu maintenir certaines assertions alors qu’ils font partie de ces groupes d’expertise ?

EX : vous pourrez retrouver très facilement quelques- uns disant que le sucre n’est pas si terrible…

Quelques conflits d’intérêt encore là-dessous pour expliquer cela ?

mercredi 18 janvier 2017

Parler le langage du corps

" J'en ai plein le dos...
"C'est lourd à porter...
"ça prend la tête....
"J'ai eu les boules....
"J'en ai mal au ventre....
"La respiration coupée, mes jambes tremblaient....
"Je suis restée sans voix...
" Je m'étrangle de rage en entendant ça...
" Les mains moites, je rougissais...
"Le cœur serré, vraiment, physiquement, ....
".....

Ecoutez parler les maux !

Les mots sont à prendre au pied de la lettre.
L'expression corporelle patine quand elle peine à se faire entendre.
Le sujet trébuche quand personne n'accuse réception.

Quels que soient les symptômes, quelle que soit la manière dont ça se traduit, ça cherche à se faire comprendre. C'est une expression qui ne cesse tant qu'elle ne trouve pas de répondant. C'est le sens de la répétition.

Mettre du sens là une médication ne mettrait que de l'ordre en faisant taire ce qui cherche à être (re)connu.
Dans un cabinet de psychanalyste, la question "C'est quoi votre histoire ?" accompagne l'accueil d'une personne qui demande à dépasser ses souffrances.
Pourquoi avant comment... un ordre nécessaire !